19
Nov
10

18/11 – Elle le méritait… la loi est brûlée !

Un soir, jeudi 18/11, pas tout à fait comme les autres.

Devant la Médiathèque.La vie suit son cours, étouffée sous le quotidien. Il est 17h30, la journée de travail se termine ou va se terminer, les gens attendent le tram, circulent dans les voitures, en deux-roues, à pied. Ce qui détonne, c’est ce petit groupe d’une cinquantaine de personnes, jeunes et moins jeunes, qui se rassemblent devant la médiathèque, discutent entre eux, puis… sortent les banderoles, le mégaphone, et entament une petite marche le long du tramway.

La petite troupe est observée par la police, les agents de la tan, les passants. Le cortège se rendra à la croisée des lignes de Commerce, puis poursuivra son chemin, sur les routes du centre-ville pour rejoindre la place Royale. Pas d’obstruction, un simple ralentissement forcé de la cadence infernale d’un jeudi soir.

Toute la partie centrale de la place est bouclée, cabanes de foire de Noël sous protection. Mais nous ne sommes pas 2000, un petit coin nous suffira, on s’installe ! Un marabout pour abriter la table de la pluie qui finalement n’est pas venue. Au boulot : châtaignes à griller, vin chaud à préparer, brasero pour se réchauffer.

Soirée assez improbable en plein centre de Nantes. On s’acharne pour faire prendre les feux, les pieds de vigne ne sont pas secs, des va-et-vient à la recherche de cartons, de palettes, les passants regardent, certains se renseignent, la police suit tout ça de près. Un groupe, bien plus nombreux, de jeunes maquillés, zombis, passent par là. On est un peu scotchés… certains nous rejoindront pourtant.

Allez, le vin chaud est prêt… ça fait du bien, surtout qu’il est bon. Pour les châtaignes, c’est plus laborieux, mais ceux qui ont traîné près des trois poêlées réalisées ont pu apprécier.

De 18h30 à 20h30, on s’organise, on discute autour d’une tasse, on s’approprie ce coin de la ville. Le grand feu est maintenant lancé, nous allons pouvoir brûler ces infamies !

On crame les méfaits du pouvoir.

De belles pancartes symboliques avaient été préparées, elles y passeront l’une après l’autre : la réforme des retraites, le racisme d’état, la casse de l’éducation, et l’effigie de l’exécuteur actuel de tout ça, le président des riches et des grands patrons, le méprisable Nicolas.

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Le temps de refaire une autre marmite de vin chaud, la police a jugé que tout ça avait assez duré. Elle appelle donc les pompiers à la rescousse. Ce ne sont pas les plus gauchistes qu’on ait pu voir ! Ceux-là prennent le boulot au sérieux : coups de lances sur les braises des mini-brasero, les grands bidons sont noyés (ils n’ont pourtant jamais vraiment brûlé !)… le feu central, on veut le garder un peu quand même, alors on s’interpose, gentiment. Mais voilà qu’un petit zélé, par l’arrière, nous projette des braises en aspergeant les flammes. Un vrai professionnel…

On boit une dernière tasse, on range le matériel, et on repart groupés. Dans la caisse, environ 75€. On ne rentre pas dans les frais, mais il nous reste des châtaignes, du cabernet, des pommes et des oranges…

Une soirée de détente et militante, ça fait du bien. Non, on ne lâche rien ! Rendez-vous mardi 23 pour une matinale importante.

La journaliste de Ouest-France qui est passée a fait un article pas mal.

Un compte-rendu (d’où sont repris les clichés) sur Indymedia.

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